J’adopte un chat : quel budget prévoir ?

Vous avez très envie d’adopter un petit félin mais vous vous demandez si c’est dans vos moyens ? Nous vous indiquons quel budget prévoir à chaque étape de la vie du chat : l’adoption proprement dite, puis l’installation à la maison, le quotidien, les vacances, la maladie… tout en vous donnant des astuces pour dépenser moins. Non seulement vous pourrez ainsi vous faire une idée précise de ce que vous coûtera votre futur compagnon à quatre pattes, mais vous aurez aussi la possibilité de vous organiser en fonction de votre situation financière.

- Un chat, c’est cher ?

Tous les chats ne sont pas gratuits ! Eh oui, ces petites bêtes ont de la valeur, et pas uniquement affective… Sans surprise, le coût d’achat d’un matou varie en fonction de sa race mais aussi de son propriétaire (selon qu’il s’agit d’un particulier, d’un éleveur professionnel, d’une association…)

Prix d’achat d’un chat de race

En France, les chats de race sont inscrits au Livre Officiel des Origines Félines (LOOF). La race se définit comme un ensemble de standards prédéfinis, telles la longueur des poils, la couleur du pelage et des yeux, la forme des oreilles… On considère qu’un chat est de pure race lorsqu’il est le fruit d’accouplements entre chats de même race sur plusieurs générations. C’est pourquoi ses ancêtres doivent être dûment identifiés : le pedigree du chat n’est autre que son arbre généalogique, garant de la pureté de son sang. Un peu comme pour les familles royales…

Pour obtenir toutes les garanties souhaitables sur l’authenticité du pedigree d’un chaton – sa carte d’identité généalogique, donc – mieux vaut vous en remettre à un éleveur professionnel. Selon la race du chat, son âge et ses caractéristiques physiques, vous dépenserez entre 400 et 3000 euros. Outre l’Ashera, un hybride de félin sauvage créé aux États-Unis et dont le prix peut atteindre 100 000 euros, les chats de race les plus chers du marché sont le Bengal (jusqu’à 3000 euros), le sacré de Birmanie et le Savannah (jusqu’à 2000 euros). Pour un Maine Coon, un Ragdoll, un Chartreux ou un Persan, d’autres races très appréciées, comptez environ 1000 euros.

Pourquoi un chat de race, ça coûte cher ? Tout d’abord, parce que les chats de race sont beaucoup plus rares que les chats de gouttière… et beaucoup plus difficiles à obtenir. Pour engendrer un chat de race pure, il est impossible de s’en remettre à la nature puisqu’il est nécessaire de sélectionner les individus en vue de l’accouplement. Seul un éleveur professionnel est donc en mesure de garantir la pureté de la race d’un félin. Et être éleveur professionnel, c’est un métier. Et comme toute peine, élever des chats de race mérite salaire ! Mais ce n’est pas tout. Vacciner, soigner et nourrir des félins a un coût. Surtout s’ils sont racés, c’est-à-dire de santé plus fragile que leurs cousins de gouttière et réclamant davantage de soins. Il est donc logique que leur coût à l’achat soit élevé.

Pourquoi adopter un chat de race ? Opter pour un chat de race signifie, d’entrée de jeu, dépenser plus. Non seulement parce que le prix initial d’un Siamois ou d’un Persan est jusqu’à dix fois plus élevé que celui d’un chat ordinaire, mais aussi parce que l’animal s’avérera plus coûteux à entretenir. Cependant, vous pouvez avoir de bonnes raisons d’opter pour un chat de race, esthétiques d’abord, mais aussi comportementales. En effet, les standards de chaque race concernent aussi le caractère du félin. Par exemple, le Sphinx est réputé pour son intelligence, tandis que le Chartreux est plutôt calme et affectueux. Choisir un chat appartenant à une race précise, c’est donc choisir un type de compagnon très précis, en fonction de vos habitudes de vie. Ainsi, minet et vous avez de grandes chances de devenir rapidement les meilleurs amis du monde !

Prix d’un chat de gouttière

On appelle communément chats de gouttière tous les autres chats de la création, c’est-à-dire ceux dont les caractéristiques physiques se mélangent allègrement depuis la nuit des temps, au gré d’accouplements hasardeux. Lesquels ne sont peut-être pas reconnus par les collectionneurs, mais sont aussi en mesure de produire d’adorables chatons !

Très logiquement, l’adoption d’un chat de gouttière est beaucoup moins onéreuse que celle d’un chat de race. Elle est généralement réduite aux coûts de santé des premières semaines de vie du chaton. Pour adopter un chat de gouttière, vous pouvez vous adresser :

  • à une animalerie : comptez une centaine d’euros.
  • À un refuge : environ 150 euros, sous forme de contribution, pour couvrir les soins que l’animal a reçus à son arrivée ou à sa naissance (vaccination, identification, éventuelle stérilisation…)
  • À un particulier : le chaton pourra vous être donné gratuitement mais, s’il n’a pas été vacciné par son propriétaire, vous devrez vous en charger.

Que vous emmeniez l’animal vous-même chez le vétérinaire ou que vous vous acquittiez des frais correspondants lors de l’adoption, le prix d’un chat de gouttière équivaut donc à peu près aux soins de santé de ses premières semaines de vie. Soit entre 100 et 150 euros. Ni plus, ni moins. Et si vous êtes chanceux, rien ne vous empêche de tomber sur de généreux donateurs, qui ont déjà fait vacciner minet et ne vous demanderont rien en échange… sinon de vous occuper avec amour de leur petit protégé.

- Quel budget santé pour élever un chat ?

Que ce soit au moment de l’adoption ou au cours de la vie du chat (consultez notre excellent article sur l’espérance de vie du chat), les soins vétérinaires représentent souvent la partie la plus lourde du budget que vous consacrerez à votre petit compagnon. En effet, contrairement à ce qu’il advient pour les humains, les soins de santé des chats ne sont pas remboursés… Quant à l’addition, elle varie en fonction des habitudes de vie, de la race et de l’état général du félin.

Les vaccinations

Même si aucune loi ne vous y oblige, sauf dans quelques cas précis, il est vivement conseillé de faire vacciner votre chat. Pour un chaton, la primo-vaccination peut avoir lieu dès l’âge de deux mois, alors qu’il est sevré et cesse donc d’être protégé par les anticorps de sa mère. Les vaccins de base pour un chat sont les suivants :

  • contre le coryza (maladie bactérienne très contagieuse)
  • contre la leucose (un virus potentiellement mortel, qu’on appelle aussi le sida du chat car détruisant le système immunitaire)
  • contre le typhus (une infection contagieuse et mortelle, surtout pour un très jeune chat).

Le coût d’une triple injection – qui sera suivie d’un rappel un mois plus tard – est d’environ 50 euros.

Bon à savoir : bien que fortement recommandés, ces trois vaccins ne sont obligatoires que si vous mettez votre chat en pension, lors d’un départ en vacances par exemple. Aussi, même si vous décidez de ne pas faire vacciner votre chaton, vous serez en règle à condition de le laisser chez vous. Vous exposez toutefois l’animal à de graves maladies, surtout s’il est en contact avec l’extérieur ou que vous avez plusieurs animaux de compagnie à la maison. Autrement dit, cette primo-vaccination est facultative mais quasiment incontournable, sauf si votre chat et vous vivez en isolement complet !

De plus, à cette vaccination de base, vous pouvez ajouter :

  • si vous avez plusieurs chats : un vaccin contre la chlamydiose, une forme de conjonctivite chronique ; un vaccin contre la PIF (péritonite infectieuse féline) ;
  • si vous comptez voyager avec votre chat : une injection anti-rabbique, qui devra obligatoirement figurer dans le passeport du félin pour que vous puissiez le sortir de France.

Le cas échéant, comptez une cinquantaine d’euros supplémentaires pour ces 3 vaccins. Votre première visite chez le vétérinaire vous coûtera donc entre 50 et 100 euros pour ce qui est de la primo-vaccination du chat. De plus, considérez que le rappel des vaccins coryza-typhus doit être effectué tous les ans ; celui des vaccins contre la leucose et la rage, tous les deux ans. Chaque rappel groupé (couplé tous les deux ans) vous coûtera à chaque fois entre 40 et 70 euros. Tenez-en compte dans le calcul de votre budget santé…

Résumé du budget vaccins du chat :

  • 50-100 euros la première année ;
  • 40-70 euros les années suivantes ;
  • le total final dépendant, bien entendu, du choix des vaccins et de la durée de vie de votre petit compagnon !

L’identification du chat

Dès la première année de vie du félin, la loi vous oblige également à procéder à son identification, par le biais :

  • d’un tatouage : se composant de trois lettres et de trois chiffres, il est généralement pratiqué dans l’oreille droite et présente l’avantage d’une visibilité immédiate. Réalisé sous anesthésie, il est facturé entre 50 et 70 euros. Couplé avec une autre opération, généralement une castration, il coûtera moins cher, entre 25 et 30 euros. Son principal défaut est d’être susceptible de s’estomper au fil du temps.
  • d’une puce électronique : insérée sous la peau du félin à l’aide d’une seringue, sa pose est indolore. Elle contient le matricule de l’animal et peut être lue au moyen d’un lecteur (en possession de tous les vétérinaires, de la gendarmerie ainsi que de la fourrière). Son coût se situe entre 60 et 70 euros.

L’intérêt de ce processus d’identification du chat est double : à niveau national d’abord, puisque l’animal est enregistré dans le Fichier national d’identification des carnivores en France ; à niveau individuel ensuite, puisque vous retrouverez plus facilement votre félin en cas de fugue.

Quand un chat doit-il être identifié ? Le plus tôt possible et, dans tous les cas, avant sa première sortie de la maison. Méfiez-vous : vous encourez une amende jusqu’à 750 euros si vous voyagez en France avec un chat non tatoué ni pucé !

La stérilisation

Sauf si vous comptez faire reproduire votre chat de race ou si vous souhaitez élever une grande famille de félins, il est conseillé de faire stériliser votre chatte ou castrer votre chat mâle. En effet, vous éviterez ainsi à votre matou de vous fausser compagnie pendant ses chaleurs et de s’exposer ainsi à bien des situations périlleuses… sans compter le danger représenté par les maladies félines sexuellement transmissibles, comme la terrible leucose. En limitant les portées, vous protégez également la gent féline contre l’abandon, l’errance ou encore une mort prématurée. La décision de stériliser votre chat a également un intérêt du point de vue comportemental, étant donné qu’un chat castré est beaucoup plus propre et docile, tandis qu’une chatte stérilisée vous épargnera de longues et bruyantes chaleurs à la maison !

Bien sûr, la castration / stérilisation a un coût ! Comptez à peu près :

  • entre 60 et 350 euros (250 euros en moyenne) pour stériliser une chatte (c’est-à-dire procéder à l’ablation des ovaires, sous anesthésie générale).
  • entre 50 et 200 euros (120 euros en moyenne) pour castrer un chat (c’est-à-dire procéder à l’ablation des testicules, sous anesthésie générale).

Le tarif implique généralement l’examen clinique, les médicaments utilisés aux fins de l’opération et l’hospitalisation, parfois le retrait des points de suture, environ 10 jours après l’intervention. À cela, il faut parfois ajouter 30-50 euros d’antibiotiques, antidouleurs, anti-inflammatoires…).

Remarque : même si elle représente un certain investissement, la stérilisation / castration du chat vous permettra certainement de faire des économies de soins vétérinaires à l’avenir : pas de chatons à vacciner, ni de chats éclopés après de furieuses bagarres pour conquérir la chatte de leur cœur…

Les maladies

Même si votre chat vous semble en excellente santé, un contrôle vétérinaire annuel s’impose. Au prix de la consultation – environ 40 euros – vous devrez ajouter les frais liés aux soins éventuels que le praticien prodiguera au félin (avec votre accord) :

  • un détartrage complet (sous anesthésie) : 80-150 euros ;
  • une extraction dentaire : 20-35 euros ;
  • une prise de sang : 25-40 euros ;
  • des analyses de sang : 20-150 (selon la prescription) ;
  • une radiographie : entre 50 et 100 pour une face ou un profil et jusqu’à 350 euros pour une imagerie des organes internes (cœur, poumons…)
  • le traitement d’une fracture : jusqu’à 500 euros.

Vous amenez en urgence votre chat chez le vétérinaire car l’animal tousse, vomit ou a de la fièvre ? Comptez en moyenne 80 euros pour soigner une infection respiratoire ou une intoxication digestive.

Les soins annexes

Tout au long de la vie du chat, d’autres soins s’imposent, que vous pouvez lui dispenser vous-même mais qui impliquent des frais d’achat en pharmacie :

  • les vermifuges : environ 20 euros à l’année ;
  • les traitements anti-parasites externes : environ 20 euros à l’année ;
  • le sérum physiologique (pour nettoyer les yeux et les oreilles du chat) : environ 30 euros à l’année ;
  • les éventuels compléments alimentaires (pour les chatons, les chats âgés ou après une opération, sur conseil du vétérinaire) : environ 60 euros à l’année.

Pour calculer votre budget vétérinaire, tenez compte du fait qu’un chat d’appartement, moins exposé aux contacts avec ses congénères, ainsi qu’aux parasites ou à l’ingestion d’aliments toxiques, vous coûtera sans doute beaucoup moins cher à l’année qu’un chat élevé à la campagne ou en compagnie d’autres animaux. En contrepartie, n’ayant jamais été exposé qu’à un nombre limité de virus et de bactéries, le système immunitaire de votre matou de salon sera sans doute moins résistant… vous devrez donc lui éviter coups de froid, nourriture de qualité médiocre, etc.

- Nourrir un chat, combien ça coûte ?

Votre chat est un fin gourmet. De plus, à l’instar de n’importe quel autre animal domestique, il a besoin de recevoir une alimentation sur mesure afin de rester en bonne santé. Vous ne pouvez donc en aucun cas le nourrir avec vos restes. Il vous faudra, au contraire, lui acheter des produits spécialement conçus à son intention. Il est conseillé d’alterner aliments secs (croquettes) et humides (pâtée). Au rayon du supermarché, vous pourrez choisir entre des produits entrée de gamme et des denrées de luxe ; la fourchette est assez large, ce qui vous permettra de moduler le coût d’alimentation de votre chat en fonction de vos moyens financiers.

En moyenne, vous dépenserez entre 200 et 500 euros par an pour nourrir votre chat. Si le vôtre est habitué à vagabonder à droite et à gauche, probablement s’alimentera-t-il aussi du produit de sa chasse. Ce qui ne l’empêchera pas d’avoir faim en rentrant au bercail, en proportion à l’énergie dépensée pendant ses équipées dans la nature ! Vous ne dépenserez donc pas forcément moins d’argent pour nourrir un chat d’extérieur par rapport à un chat d’appartement.

- Toiletter un chat, c’est cher ?

On le sait, le chat est naturellement un animal plutôt propre. Il se charge lui-même de sa toilette quotidienne (voire pluri-quotidienne), à grands coups de langue étant donné qu’il déteste les bains. Cependant, jusqu’à preuve du contraire, il n’est pas capable de se couper lui-même ses griffes (même s’il les « fait » régulièrement dans votre salon !) De plus, s’il s’agit d’un chat de race, vous devez nécessairement intervenir pour l’aider à garder son magnifique pelage au mieux de sa forme. Soit vous le toilettez vous-même, soit vous vous adressez à un toiletteur professionnel. On est un chat de luxe, ou on ne l’est pas !

  • Le toilettage d’un chat dans un salon agréé comporte généralement le brossage du poil, un bain et la coupe des griffes. Son tarif tourne autour de 80 euros. S’il s’agit de préparer l’animal à un concours – donc de le faire correspondre aux standards physiques en vigueur – ce prix de base peut augmenter, voire doubler (selon les spécificités de la race, la longueur des poils, etc.).
  • Le toilettage d’un chat à la maison est moins coûteux, puisqu’il inclut seulement l’achat de matériel (environ 15 euros pour la brosse, 10 euros pour le coupe-griffes, 5 euros pour le shampoing anti-puces). Mais toiletter votre chat vous-même peut s’avérer fastidieux, car peu de félins tolèrent d’être manipulés et lavés.

À quelle fréquence dois-je toiletter mon chat ?

S’il s’agit d’un chat de race, une fréquence trimestrielle est conseillée. Pour un chat de gouttière sans exigences particulières, réglez-vous en fonction des circonstances !

Au budget annuel d’entretien de votre chat de race, vous devez donc ajouter au moins 80 euros x 3 pour le toilettage, soit un minimum de 240 euros à l’année.

- Quels frais annexes dois-je prévoir pour mon chat ?

Vacciner, soigner, nourrir et toiletter votre chat, c’est bien. Mais ce n’est pas tout ! Pendant la durée de la vie du félin, d’autres frais peuvent s’imposer… surtout si le nouveau venu est votre premier ou votre unique chat : il vous faudra, pour commencer, investir dans des accessoires de base. Ensuite, tout dépend de vos habitudes pratiques.

L’achat des accessoires de base

Les accessoires suivants sont plus ou moins indispensables au confort quotidien de votre petit compagnon à quatre pattes :
  • un panier pour dormir (même si le chat se couche à peu près n’importe où, il appréciera qu’un coin douillet lui soit spécialement réservé) ; entre 20 et 50 euros (mais vous pouvez aussi recycler un panier et des coussins déjà en votre possession) ;
  • un jeu de trois gamelles en plastique : une pour les aliments secs, l’autre pour la pâtée, la dernière pour l’eau (comptez entre 2 et 5 euros par gamelle) ;
  • un bac à litière : il peut s’agir d’une simple caisse en plastique, auquel cas vous ne débourserez pas plus de 5 euros. Mais vous pouvez aussi opter pour une maison de toilette dotée ou non d’un filtre à charbon, pour une trentaine d’euros (sachant que le filtre coûte environ 8 euros et doit être changé tous les 3 mois en moyenne).
À cela peut s’ajouter une liste d’accessoires facultatifs, à acheter en fonction de vos exigences d’organisation :
  • un distributeur de croquettes ou de pâtée, indispensable si vous laissez souvent votre chat livré à lui-même (entre 50 et 80 euros) ;
  • une fontaine à eau (idem ; environ 30 euros) ;
  • un griffoir (environ 15 euros) ;
  • une caméra de surveillance (pour garder un œil sur votre chat quand vous n’êtes pas à la maison) : entre 20 et 150 euros ;
  • un arbre à chat (très utile si vous vivez en appartement) : entre 40 et 150 euros selon ses dimensions.
  • une cage de transport : à partir de 15 euros (jusqu’à 150 euros pour un modèle XXL) ;
  • une laisse et un harnais, si vous comptez emmener l’animal se promener : environ 10 euros pour un équipement complet.
  • une chatière : entre 20 et 60 euros (pour les modèles à puces électroniques).

Les frais de litière

Une litière toujours fraîche est une garantie d’hygiène indispensable aussi bien pour votre intérieur que pour le chat lui-même, très attaché à la propreté. Un produit de bonne qualité coûtera plus cher à l’achat, mais aura besoin d’être remplacé moins souvent.

  • Pour une litière bas de gamme (premiers prix), vous dépenserez environ 7 euros par mois, soit moins de 100 euros à l’année. Toutefois, les substrats les plus économiques sont souvent les moins absorbants et impliquent généralement d’être changés tous les jours.
  • Il peut donc être plus intéressant d’opter pour une litière anti-odeurs (d’origine végétale, sous forme de pellets), pour un coût mensuel d’environ 15 euros, mais qui n’aura besoin d’être renouvelée que tous les 5 à 6 jours.

Les frais de déplacement

En dehors des frais de santé imprévus, vous pourrez être amené à dépenser de temps à autre quelques euros de plus pour votre chat : en particulier, chaque fois que vous vous déplacez, avec ou sans lui.

Vous décidez de ne pas l’emmener avec vous ? Vous devrez alors payer sa pension pendant vos vacances : si votre voisin ne peut pas garder un œil sur votre matou, ou que vous partez pendant une longue période, mieux vaut confier l’animal à un chenil, pour 10 euros par jour en moyenne. Vous pouvez aussi faire appel à une famille d’accueil (jusqu’à 20 euros par jour pour prendre soin de votre matou) ou à une garde à domicile (autour de 15 euros pour une visite quotidienne).

Minet est du voyage ? Cela impliquera peut-être d’investir dans une cage de transport, une laisse et un harnais (si vous ne l’avez pas encore fait), de le vacciner contre la rage si vous vous rendez à l’étranger, voire de faire l’achat d’un médicament pour l’aider à se détendre pendant le trajet (environ 20 euros : demandez conseil à votre vétérinaire).

Alors, au bout du compte, quel budget pour adopter un chat ? Les prévisions sont très variables : les coûts d’entretien d’un petit félin varient énormément en fonction de la race mais aussi du cadre de vie que vous comptez lui fournir (qui sera déterminant pour les vaccins à faire à minet, mais aussi pour les accessoires dont vous pourrez avoir besoin).

Budget moyen pour un chat de race :

1000 euros à l’achat + 200 euros de frais vétérinaires pour une vaccination complète (mieux vaut le protéger à 100%, sans compter qu’il sera souvent en contact avec d’autres chats s’il participe à des concours) + 150 euros de soins vétérinaires de contrôle (si tout va bien) + 240 euros de toilettage annuel + 100 euros d’accessoires de base (panier, gamelles, caméra de surveillance pour veiller jour et nuit sur la prunelle de vos yeux) + 500 euros de nourriture annuelle + 200 euros de litière annuelle (il va de soi que pour un chat de luxe, vous n’achetez que des produits de luxe) =

  • 1300 euros au moment de l’adoption ;
  • 100 euros d’investissement en matériel divers ;
  • toilettage + nourriture + litière + soins vétérinaires = 1090 euros par an : presque exactement l’équivalent de la valeur d’achat du chat !

Budget moyen pour un chat de gouttière :

150 euros à l’achat (frais vétérinaires compris) + 100 euros de contrôles de santé annuels (bilan, rappels de vaccination) + 50 euros d’accessoires de base + 300 euros de nourriture annuelle + 200 euros de litière annuelle =

  • 150 euros au moment de l’adoption ;
  • 50 euros d’accessoires ;
  • visites vétérinaires + nourriture + litière = 650 euros par mois.
  • Résultat ? Pour un chat de gouttière, vous dépenserez presque moitié moins que pour un chat de race. Sauf si l’animal tombe souvent malade ou se blesse fréquemment, que vous êtes amené à faire régulièrement appel à des tiers pour vous occuper de lui, que vous avez tendance à le gâter en matière d’alimentation… bref, le budget pour adopter un chat dépend presque autant de vous que du félin lui-même !

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